Picasso-Calder : la richesse du vide

Premier jour, premières heures: on était là. Si agréable de profiter de cette belle journée ensoleillée du 19 février (cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu le soleil à Paris) pour parcourir les quelques centaines de mètres qui séparent notre bureau à au charmant Musée Picasso.

Créneau horaire réservé, mais à vrai dire, cela n’était pas (encore) nécessaire : au delà du plaisir d’être là, nous avons eu la chance de ne pas partager ce bonheur avec trop de monde :-)

Calder-Picasso, Picasso-Calder. Deux artistes de génies contemporains qui, d’après ce que nous apprenons pendant l’exposition, se sont juste un peu connus. Observés de loin. Ils se sont sans doute admirés, mais difficile de savoir s’ils se sont appréciés, voire jalousés.

Toujours est-il que le dialogue artistique entre les deux artistes prend tout sons sens dans l’Hôtel de Salé : préhension des formes, des volumes, mais aussi et surtout préhension du vide. Les mobiles de Calder, majestueux, d’une légèreté infinie, apparemment si simples et pourtant si précis. En réponse, les toiles de Picasso, avec ces même formes et ces mêmes vides nourrissent l’échange entre les deux artistes.

Les rayons de soleil qui éclairent les salles du Musée subliment l’ensemble.

Dehors dans le jardin, quelques non-pressés goûtent leur plaisir.

Le Printemps approche… #parisjetaime.

Calder Picasso, jusqu’au 25 août 2019 au Musée Picasso, rue de Thorigny.